Aya Takano - The jelly civilization chronicle

Aya TAKANO

Illustrations : Aya Takano
Design : Jun Kawana
Publié par Kaikai Kiki, 2017

Illustrations noir et blanc
Textes en anglais

Couverture souple à rabats, carte postale sur papier irisé

186 pages

18,2 x 25,7 cm

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31,28 € HT

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Aya Takano a un don tout particulier pour la narration, qu’elle étire et nourrit d’une image à l’autre. Elle a élaboré un manga de 186 pages, intitulé “The Jelly Civilization Chronicle”, exposé dans son intégralité à la galerie Perrotin, en Japonais et en Anglais : d’abord née dans son esprit, l’œuvre a pris la forme de peintures préparatoires et de dessins sur celluloïd très colorés. On y retrouve tous les thèmes et les obsessions de l’artiste depuis le début de sa carrière, il y a vingt ans : la découverte de soi-même, la beauté féminine, la science-fiction, la lutte de la lumière contre les ombres et la poursuite d’un idéal immatériel, délesté de toute les contraintes de la pesanteur...

Le manga met en scène les aventures de Naki et Minaka dans un voyage allant de la “Machine Civilization“ à la “Jelly Civilization”. Dans un aller-retour entre les époques et les espaces, les deux personnages se retrouvent dans le ciel jusqu’aux confins de l’univers, au fil de lieux inexplorés ou de planètes aux pouvoirs magiques inconnus... Habillés d’abord de l’emblématique uniforme de lycée, ils sont parfois nus, revêtent tour à tour des kimonos traditionnels ou des habits oniriques faits d’une mystérieuse gelée, organisme vivant qui se nourrit d’eau et d’oxygène. Entourés de créatures étonnantes, ils sont accompagnés de leurs ancêtres, représentés sous la forme d’animaux, apprennent les informations des astres, côtoient une reine au masque de hibou et des êtres à la peau tatouée d’étoiles.

Sur les ruines d’un réacteur nucléaire, après de multiples épreuves et métamorphoses, les héros retrouvent la société de paix qui était la leur, la “Jelly Civilization”, où se combinent la tradition, le souvenir et l’éternité: «La mémoire de tous ceux qui portent de la “gelée”, la mémoire de toute la “gelée”, la mémoire de ce qui est en train de se passer, et de ce qui pourrait se passer...». Ainsi naît le fruit d’une imagination qui se nourrit d’elle-même, pleine de toutes les possibilités de l’illusion, tel un lieu idéal, aux frontières du rêve et du désir: «cet endroit est omniprésent, explique Aya Takano. Il est en nous et partout ailleurs.». “The Jelly Civilization Chronicle” fut un vrai défi pour l’artiste, qui eut à cœur d’y exprimer l’histoire récente du Japon, comme d’y cristalliser pour la première fois ses angoisses et ses obsessions: un an de travail fut nécessaire pour élaborer cette œuvre inédite et ambitieuse, présentée pour la première fois à Paris, à la Galerie Perrotin.