Sophie Calle - "Chambre avec vue" (FR)

Sophie CALLE

2013
Impression digitale sur papier 100% coton
70 x 50 cm / 27,5 x 19,6 in
Edition de 150 exemplaires en français et 150 en anglais
Chaque édition est accompagnée d'un certificat d'authenticité numéroté signé par l'artiste.

Version française

Version anglaise disponible ici

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300,00 € HT

* Prix hors taxes. Selon votre localisation, de la TVA pourra être ajoutée lors de votre commande.


Texte de l'oeuvre en français :


CHAMBRE AVEC VUE


"Il y a des nuits indicibles. La nuit du 5 au 6 octobre 2002, je l’ai passée dans une chambre aménagée en haut de la tour Eiffel. Au lit, à écouter, couchée dans des draps blancs, les inconnus qui se sont succédé à mon chevet. Racontez-moi une histoire pour que je ne m’endorme pas. Durée maximale souhaitée : 5 minutes. Prolongation si récit palpitant. Pas d’histoire, pas de visite. Si votre histoire m’a endormie, ayez l’obligeance de vous retirer discrètement et priez le gardien de me réveiller… Ils furent des centaines. Il y  a des nuits qui ne se racontent pas. Je suis redescendue au petit matin. Un message clignotait sur chaque pilier : Sophie Calle, fin de nuit blanche, 07h00. Comme la confirmation que je n’avais pas rêvé. J’ai demandé la Lune, je l’ai eue : J’AI DORMI AU SOMMET DE LA TOUR EIFFEL. Depuis, je la guette, et si je la croise au détour d’une rue, je la salue, je la regarde avec tendresse. Là-haut, à 309 mètres, c’est un peu chez moi."


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Text of the print in english version :


ROOM WITH A VIEW


"Some nights you can’t put into words. I spent the night of October 5, 2002 in a room set up for me at the top of the Eiffel Tower. In bed. Between white sheets, listening to the strangers who took turns at my bedside. Tell me a story so that i don’t fall asleep. Maximum lenght : 5 minutes. Longer if thrilling. No story, no visit. If your story send me to sleep, please leave quickly and ask the guard to wake me
Hundreds turned up. Some nights you can’t describe. I came back down in the early morning. A message was flashing on each pillar : Sophie Calle, end of sleepless night, 7 :00 a.m. As if to confirm that I hadn’t dreamt it all. I asked for the moon and I got it : I SLEPT AT THE TOP OF THE EIFFEL TOWER. Since then, I keep an eye out for it, and if I glimpse it along some street, I say hello. Give it a fond look. Up there, 1,014 feet above ground, it’s a bit like home."